Itinéraire de Gérald Bonnard / Back to .fr

25 November 2007

Update

Hello Everyone!

Just to give you an update on my current situation:

Since I left Ireland in April 2007, I worked a couple of months as a legal officer in a firm and I began studies (again!) last September 2007 at CELSA (www.celsa.fr) a Paris based school of communication. I am due to graduate this summer.
Meanwhile, my dear Maria is now in Ireland and we hope to be together again by this summer.

Hope you are all doing well & you are all very welcomed in paris!!!

Gérald

27 April 2007

Farewell


Ireland, vintage 2007



I left Ireland few weeks ago and after a stop in Slovakia to visit my dear Maria, i came back to France to vote, to visit relatives in Avignon, Marseille, Toulouse and finally to land in Paris.

Now, i am a jobseeker and i also applied to a few Master degrees for next academic year.

It is always difficult to get used to new environment but i must admit that somehow, i am glad to be back in the big mess which is called France: its beautiful landscapes, its stubborn people, the pleasure to eat "pains au chocolat" and fresh vegetables that TASTE something.
Anyway, i just wanted to write this post to thank everybody interesting i met in Ireland: Elenita, Alex, Laetita, Marion, Enora, sandro, Luigi, Nicolas, Viktorija, Ewelina, Nora, Jiri & Halina. Extra thanks go to Daniela and Pavol.


Pavol & Daniela in Donegal



With Daniela in Dublin

28 March 2007

A la recherche du temps perdu

Aujourdh'hui, le site internet Café Babel à publié mon papier sur les élections présidentielles.

La version intégrale se trouve ci-dessous:

A la recherche du temps perdu

Le retrait de Jacques Chirac de la vie politique française tourne une page dans l’histoire politique du pays. Ses douze années de présidence auront laissé un bilan assez maigre et son successeur devra s’activer pour rattraper le retard pris par la France, notamment sur les questions européennes.

UN MENAGE A TROIS

Il y a encore quelques mois, on vendait aux citoyens, un duel classique gauche/droite entre l’ambitieux ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy (UMP-droite) et l’égérie de la gauche Ségolène Royal (PS-gauche). Comme si le traumatisme de la dernière élection présidentielle de 2002, où la gauche était absente au profit de l’extrême droite de Jean-Marie Le Pen (Front National) n’avait pas laissé de traces et comme si le NON au projet de Constitution européenne en 2005 avait été une simple fièvre des électeurs.

Depuis quelques semaines, les sondages nous livrent un nouveau scénario bien plus nuancé : les intentions de vote pour Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal baissent au profit de Jean-Marie Le Pen, qui atteint un score plus élevé qu’à la même période en 2002 et surtout de François Bayrou, le leader centriste de l’UDF qui obtient maintenant 20% d’opinion favorable alors qu’il était crédité de 5% seulement il y a encore quelques mois.

Face à un électorat intéressé mais indécis, souhaitant une rupture mais craignant l’inconnu, les candidats naviguent à la boussole, cherchant la meilleure stratégie tout en évitant pour l’instant l’affrontement direct.

Nicolas Sarkozy était encore récemment politiquement très atlantiste et économiquement libéral, s’inspirant du modèle Blairiste. Depuis, sentant un effritement de son électorat, il a repris un ton plus nationaliste, n’hésitant pas à faire des œillades répétées à l’extrême droite.

Ségolène Royal défend une vision de la gauche qui ne remet pas en cause la mondialisation mais qui souhaite préparer les Français à la nouvelle donne, notamment par l’éducation et la recherche et compenser les travers discriminatoires du marché ; au fond, sa position est proche des politiques menées en Europe du Nord.
Toutefois, vis-à-vis de sa base, Mme Royal est face à une position plus difficile que M. Sarkozy car elle est à la tête d’une famille politique fragmentée, battue dès le premier tour en 2002 et divisée lors du scrutin sur la constitution européenne entre une majorité des cadres favorables au OUI et la majorité des sympathisants partisans du NON.

Quand à François Bayrou, il tente de ravir à Jean-Marie Le Pen le monopole de la contestation de l’establishment de l’UMP et du PS en proposant, comme le souligne le philosophe Raphaël Enthoven, non pas le « ni ni » cher au FN mais le schéma du « et et » . Il faut selon lui sortir du système de fausse alternance gauche/droite qui a démontré ses limites tout en restant dans le cadre des valeurs de la République.

L’EUROPE ET LA NATION

Bayrou, Royal et Sarkozy sont tous partisans de la construction de l’Union européenne et donc d’une fédéralisation d’un certain nombre de politiques. Les différences se situent plutôt sur la direction à donner à l’Union et sur les limites de celle-ci. Tous font le constat d’une crise européenne, qui ne se limite pas au non français et néerlandais sur le projet de constitution en 2005 mais plutôt dans l’absence de projet commun.

Trois éléments sont au cœur de leurs visions européennes : la réforme des institutions, les actions de l’UE et les limites de l’Europe.

La modernisation du fonctionnement de l’UE est conditionnée selon les trois candidats par l’adoption d’un nouveau traité, sorte de contrat social assumé entre tous les européens.
Nicolas Sarkozy est le seul à envisager la ratification d’un traité simplifié par le seul parlement français, sans recourir au referendum alors que Mme Royal et M. Bayrou considèrent le referendum comme le seul mode d’adoption possible par la France de tout nouveau projet constitutionnel européen.

La première reste prudente sur cette question qui constitue le point 91 (sur 100) de son pacte présidentiel : « négocier un traité institutionnel soumis à référendum pour que l’Europe fonctionne de manière plus démocratique et plus efficace ». Le second propose qu’une conférence intergouvernementale adopte un texte révisé court et couvrant les dispositions fondamentales du projet constitutionnel.

Si Mme Royal veut une Europe plus sociale que ses concurrents, il existe un certain consensus sur un certain nombre de points en ce qui concerne l’action de l’UE.
D’un coté, le principe de subsidiarité est réaffirmé : L’UE ne doit pas prendre la place des Etats là où ce n’est ni voulu, ni nécessaire. D’un autre coté, ils souhaitent qu’elle soit plus active dans les domaines où elle a du pouvoir : la politique monétaire est critiquée comme ayant pour seule ambition la lutte contre l’inflation au détriment de la croissance ; alors qu’en ce qui concerne la protection tarifaire contre le dumping social et monétaire des pays émergents et la protection des frontières communes de l’immigration illégale, l’Europe est accusée d’en faire trop peu.
Les candidats, et sans doute aussi les Français, veulent une Europe sanctuaire mais pas une Europe ghetto. Ce phénomène d’attraction/répulsion prouve au moins l’existence de sentiments forts entre les Français et l’Europe, gage que, tant le sentiment de fierté nationale que l’attachement à l’idée européenne, ne sont pas prêt de disparaître.

L’existence d’un sentiment européen, souvent reniée par les nationalistes, s’exprime bien au travers de la question de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Quand est entrée en vigueur en 1995 l’union douanière euro-turque, seuls les eurocrates et quelques entrepreneurs étaient enthousiasmés par cette avancée commerciale, la plupart des citoyens exprimant un désintérêt quasi-total pour la question.
En revanche, la perspective d’adhésion a provoqué une vive controverse qui n’est pas près d’être apaisée. Ce débat passionné pose évidemment la question des limites de l’Europe mais prouve aussi que les Européens, s’ils sont en désaccord sur le fond, ont chacun un lien affectif avec l’Europe, qui ne peut être résumé à un espace commercial sans frontière.

Nicolas Sarkozy et François Bayrou se sont clairement exprimés contre l’adhésion de la Turquie à l’UE, tout en restant évasifs sur le devenir des négociations actuellement en cours. De son coté, Ségolène Royal suit la position officielle de l’UE qui consiste à reconnaître le droit de la Turquie d’entrer dans la famille européenne dans la mesure où les critères d’adhésion seraient respectés.

De toute façon, même si le processus d’adhésion aboutit, la position de la France sera décidée par un referendum, conformément à la Constitution.

CHOIX POUR L’AVENIR

La crise que traverse la France actuellement n’est peut-être pas tant une crise économique et sociale qu’une crise d’identité.
Avant de savoir dans quelle direction aller, il est nécessaire de savoir qui nous sommes et qui nous voulons être. Ces questions ne doivent pas être formulées dans un sens identitaire, au sens du rejet de l’altérité, mais plutôt comme une réelle introspection. L’immigration n’est au fond qu’une des facettes d’un mouvement plus global décrit comme la mondialisation, c'est-à-dire d’émergence pour la première fois dans l’histoire de l’humanité d’une civilisation mondiale.
Les Français sont face à un choix qui n’est plus vraiment de savoir si nous rejetons ou admettons ce processus, mais plutôt de définir dans quelle mesure souhaitons-nous nous adapter au monde et dans quelle mesure tenter d’adapter le monde à nous-mêmes.

Enfin, l’intérêt des citoyens est éveillé par la conscience que ce qui est en jeu pendant cette élection aura sans doute une portée bien supérieure aux cinq années de mandat du prochain locataire de l’Elysée.

04 February 2007

Return on Equity

Since September 2006, i am lucky enough to work for the large US public company Symantec.
This software company produces anti virus softwares. At the beginning of January the company released its financial results of the last quarter of 2006 and thus the general results of 2006. Over the year, revenues increased by 6% to reach USD 4.1 billions.

A 6% growth over a year in a mature business would rejoice any laymen: 6% ain't that bad!... Just imagine your wage would follow such pattern!

However, the company issued a profit warning, since Wall Street expected better results.
Therefore Symantec decided to save money, amongst other cutting 5% of the workforce. Wall Street reacted positively boosting the price of the share on the market.

Such news is rather common nowadays: profits even substantial do not prevent companies to cut jobs and to save money. Why so?

Many people agree nowadays that the main problem in this global economy is not only the competition between companies - and eventually people- fueled by social dumping. The main issue is that companies are under the tight leadership of financial operators, through the stock exchange or even through the investment funds such as the unregulated hedge funds.

Such companies seek immediate and maximum benefits from their operations. They have no special interest in the business or the long term perspectives they invest in. They just want to maximize the Return on equity and assign managers to do so.

The return on equity is the ratio of net income divided by average stakeholders equity.

Decades ago this ratio was around 5%. Now managers are asked to reach at least 15% if they don't want to get fired. Therefore, there is a never ending quest to squeeze costs with layoff or gains of productivity while profits are to be maximized.

Such situation contributes to worsening employees conditions are increase the instability since even making profits does not secure people's job.

Employees are not the only victims in such a system: in some cases, investments can be also halted so that in the short term, shareholders can reach the climax with ROE reaching 40%.

I listened an interview not long ago of a French economist, Frédéric LORDON, who thought about creating a new instrument, called New Shareholder Limited Authorised Margin. The idea is simple and consists to limiting to 5 or 6% the ROE so that shareholders do not pump out all the assets of companies!

Liberals for decades told us that the market needed only a minimal State control since market auto regulation was the norm.

auto regulation means in fact that one can only trust that the market will work properly.

Well, believing in such statement which is contradicted in reality proves either a lack of plain common sense or even worse a clear masquerade!

07 January 2007

La Decadence

Here is one interview from one of my favourite artist: Serge Gainsbourg (1928-1991). This guy married Jane Birkin and performed many songs with her, including "La decadence" and "Melody Nelson" which are in this footage.

20 December 2006

Le Dessous des cartes


19 December 2006

Dis Year

Here is a very nice Band from Freetown, Sierra Leone. They are called Lambless and they are cool!

I Don't catch everything from their english but i guess the song starts by: "this year, next year..."

Sierra Leone is a country i always wanted to visit and since it's getting quiter over there i hope someday to rush to their beautiful beaches & mountains and enjoy their lively music groups which are so far restricted to UN personnel!



Dis Year

14 December 2006

Hope?

The following footage is very interesting and somehow proves that there is still some hope, that the promised "clash of civilisation" or rather the global bloodshed may not occur. Wafa Sultan, American psychologist, comes up with strong and convincing arguments, though she diverts relevant question about Israel' occupation of Palestine into a global statement about Jews and does not address the problem of US invasion of Iraq and its catastrophic aftermath.

Since 11/09/2001 Europe in a whole has been affected by islamist terrorist acts:

191 dead and 1500 injured in Madrid bombings (11/03/2004). It was the biggest terrorist attack in Europe since Lockerbie in 1988 and the bloodiest in Spain.

56 dead and 700 injured, in combined bus and metro bombings in London on 7 July 2005

In the case of Bombings/terrorist attacks in Russia, such as Beslan in 2004, it is harder to integrate them completly to the list of "islamist bombings". Though there may exist a strong islamist feeling within Chechen rebellion, the nationalist factor is, i believe, even stronger.

Numerous attempts of bombings have also been deluded in France, Germany and Britain.

Besides the mass murder attacks, islamists target also the freedoms people do enjoy in Europe and in particular the freedom of speech. Here are some examples:

- The murder in Amsterdam of Film Director Theo Van Gogh in 2004 by Mohammed Bouyeri, a Dutch Muslim extremist

- The "Jylland Posten cartoon affair" proved to be even more interesting. Denmark, which is involved in the Iraq war became in 2005 and in a few days the incarnation of the most vicious foe for islamists. Not because of a wide scale "collateral damage" in Iraq but because a local newspaper dared to show the prophet Mohamed as a terrorist. Therefore, the confrontation this time was between our constitutional values and the believes of islamists.
But the most interesting is not the unfortunate consequences suffered by Denmark- embassies torched in Beirut and Damascus- but rather the reactions of European political figures:

Some governments supported Denmark without conditions such as Belgium, Czech Republic or Germany. However, some saw this as a provocation that was not necessary in a context already tense. In a word, it's better to shut up rather than to worsen a situation already difficult.

- Recent events show that the fear to be provocative or to hurt Muslims feelings is increasing: In September 2006 Mozart' Idemeneo was cancelled by Berlin Deutsche Oper, the director fearing to experience the same fate of Jylland Posten cartoonists (death threats). Few days later, a french philosophy teacher, Robert Redeker, wrote an article in the newspaper Le Figaro, criticising with virulence Islam. Since then he received serious death threats and had to leave his house and job. He currently lives under permanent police protection in a secret location.


From all this i will draw three conclusions:

- Europeans shall neither give in their rights to politicians nor to islamists. We are not involved in a war against terror as said Mr. Bush. We are at war against obscurantists who wish to rule everybody with middle-age Sharia rule: The European Court of Human Rights even ruled that La charia serait l’antithèse de la démocratie, dans la mesure où elle se fonde sur des valeurs dogmatiques et est le contraire de la suprématie de la raison, des conceptions de la liberté, de l’indépendance, ou de l’idéal de l’humanité développé à la lumière de la science.(31/07/2001,Refah Partisi v. Turquie)

- Europeans shall not adopt a sort of "Munich syndrome", tring to get along with extremists, In a word to buy time. This may work but for a while only! UK press (even The Independent) rail at such people and call them PC (politically correct)... I found it quite funny!

- Those who should wake up and prove their commitment to democratic values and their opposition to islamists are Muslims themselves and especially those living in Europe: because if troubles keep growing, prejudices and discriminations against Muslims will spread even faster.

In France a motto was invented a couple of month ago by a far right politician called Philippe De Villiers: "la France, tu l'aimes ou tu la quitte!", (France: you like it or you leave it!). This motto has been captured lately by mainstream right party leader Nicolas Sarkozy in the prospect of the coming presidential election.
So far, it's only words but if the situation worsen i would not be surprised that it would be translated into painful concrete actions.

I would give the last word to my Grandfather who'd like to state in such cases the physics principle: "any action leads to a reaction".