Itinéraire de Gérald Bonnard / Back to .fr

22 November 2005

Tropical

Soupe et garniture
Rurrenabaque, 22/11/2005
A La Paz, j'ai retrouve ma soeur Gaele et son copain Jean-Philippe. Nous sommes alle tous les trois au lac Titicaca en bus. Ce dernier a ete retarde dans la banlieue de La Paz par...une course cycliste! Decidemment, ils sont partout!
Finalement on a fini par trainer nos savates sur l'ile du Soleil, qui se trouve en plein milieu du lac, a l'altitude fabuleuse de 3800m.
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In La Paz, i met my sister Gaele and her boy friend Jean-Philippe. We went, the three of us to the lake Titicaca by bus. However, the coach had to stop in the outskirts of the capital, time enough to clear the road for a biking race! Well, they are eveywhere!
Eventualy, we've got to the Isla del Sol, in the middle of the lake and at the mighty altitude of 3800m!



En face, le Perou


Isla del Sol


Gaële et Jean-Philippe sur l'ile du Soleil

La Paz, c'est sympa mais j'avais tres envie de descendre dans les yungas, une region de transition climatique entre la chaleur amazonienne et le froid de l'altiplano. Depuis, La Paz, j'ai pris un taxi qui m'a amene 20km plus loin a La Cumbre, le plus haut point de la route, qui se trouve a 4800m... De la, commence la route la plus dangereuse du monde (en moyenne 100 morts par an), qui dure 80km avant d'arriver a Coroico (altitude 1700m).

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La Paz, it's cool but i really wanted to bike down to the Yungas, a region of transition between the heat of the amazonian basin and the cold of Altiplano. From La Paz, i took a cab that drove me 20km to La Cumbre, the highest point on the road (4800m)... From there, begin the so called Most dangerous road in the world (100 death/year on average). It lasts 80 km till Coroico (altitude 1700m).

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En fait la route n'est pas vraiment traitresse mais elle est, il est vrai, etroite et humide. On m'a rapporte que deux jours avant mon passage, deux camions avaient fini au fond du ravin... Pour les velos, c'est quand meme moins dangereux! Le plus interessant au fond c'est de voir la difference climatique en quelques heures! Ca c'est une experience unique!

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in fact the road is not that treacherous but it's true that it's very narrow and wet. I have been told that 2 days before biking it, 2 trucks jumpped into the ravine... but for bikes it's all right. In fact, the most interesting is to observe the diference of climate in such a short period! This is a breathtaking experience!


La Cumbre


Route de la mort


Vue de Coroico

Coroico, c'est vraiment un endroit sympa, ou on peut se preparer de bonnes salades, pleines de bonnes choses en regardant le soleil se coucher dans les andes. Il est vrai que ca allait vite changer une fois de retour sur la route pour Rurrenabaque!

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Coroico, it's a really good spot, where one can prepare good salades while having a look at the sunset on the Andes. It's truth that this would change once back on the road to Rurrenabaque!

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Il me restait 4 jours de velo pour rejoindre Rurre. C'est la que j'ai decouvert la misere intellectuelle de la region! Il y a en fait deux sortes de personnes dans cette region: les normaux et les abrutis. Les premiers sont en fait les paysans normaux. Ils se promenent avec une machette, marchent des heures le long des routes des bananes sur le dos, travaillent dur et gagnent peu. Le soir, ils s'eclairent avec des lampes a petrole et sont plutot des gens sympathique avec qui il est facile de discuter!

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It took 4 days to get to Rurre by bike. It's during this trip that i encountered the intellectual misery of this region! there are indeed 2 types of persons there: the "normals" and the "idiots". The first group are in fact the normal farmers. They walk around with a machete, walk hours on the roads, bananas on their back, work hard and earn a few. At night, they shed light with petrol lamps and they are nice people, easy to talk to!

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Les autres se trouvent en general la ou on trouve de l'electricite. Ils vivent dans des petits villages infame. Ils sont sales et les hommes souvent alcooliques. Ils mangent n'importe quoi tant que c'est sucre, les femmes sont grosses ou enceinte, tout le monde est edente et les enfants trainent dans la poussiere. Ils sont aussi souvent tres retardes, se gavant le soir de mauvais films d'action americains (en general avec Chuck Norris ou Jean-Claude Vandamme) et ecoutent de la musique latino tres fort. Ceux-la on adoptes tous les mauvais cote de la "civilisation" en oubliant les bons. le pire, il me semble, est que cette misere intellectuelle coule dans les veines d'une generation a l'autre.

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The other category are found where electricity is available round the clock. They live in infamous villages (pueblitos). They are dirty and men often alcoholics. They eat anything as long as it's sweety, women are fat or pregnant, everybody lack a couple of teeth and kids are lying around in the dusty ground. They are also often retarded, filling up themselves at night with bad action movies (starring Chuck Norris or Jean Claude Vandamme) and listening to loud latino music. These ones took only the bad sides of "civilisation" and forgot the rest. The worse however, is that i believe that this intellectual misery is flowing the veins of a generation to the other.

Malgre tout, j'ai vu de jolies choses: un jour j'ai ete entoure pendant des kilometres par des dizaines et des dizaines de papillons... C'etait vraiment agreable a voir. J'ai pu d'ailleurs constater que les papillons se deplacent vite: entre 10 et 15km/h et que leur vols si particulier sert peut-etre a eviter d'etre attrape si facilement par les oiseaux.

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However, hi had some good time: a day, i have been surrounded for kilometers by dozens and dozens of butterflies... it was just perfect. I noticed that butterflies are fast: between 10 and 15km/h and that their flight, so peculiar, is maybe a way to make themselves harder to catch by birds.


Papillons



Distance totale parcourue en velo jusqu'a present: 1900km

12 November 2005

Potosí- Sucre - La Paz

Velo sur le bus... en panne




La Paz, 12/11/2005

Les derniers temps ont ete plutot tranquille pour le velo. Depuis Uyuni, il a seulement servi 150 km... Il faut dire que la route entre Uyuni et Potosi (environ 300km) est tres mauvaise et que ni le cycliste ni son velo n'avaient envie de s'y frotter.

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Last times were quite calm for the bike. Since Uyuni, it only rode 150km... I must admit that the road between Uyuni and Potosi was very bad and neither the biker nor the bike wanted to try it.



Rue du centre de Potosí


Le Cerro Rico, la montagne d'argent de Potosí

Potosí est la ville la plus haute de Bolivie (4000m d'altitude) Autant dire qu'il est difficile d'y dormir au debut. Mais c'est une ville attachante. Toute son histoire est liee aux mines des environs, et principalement au Cerro Rico qui a fait la fortune de la ville. les espagnols ont exploite le Cerro Rico des le XVIe siecle, introduisant notamment la Mita (sorte de corvee)qui obligeait un certain nombre d'indiens de venir travailler une annee dans les mines. On estime que environ 8 millions d'indiens ont trouve la mort a cause des mines durant la periode coloniale, du fait d'accidents ou de maladie (pour rappel 1 million de personnes sont mortes a Auschwitz). On dit aussi qu'on aurait extrait assez d'argent des mines pour pouvoir construire un pont en argent massif de Potosí a Madrid.

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Potosí is the highest city in Bolivia (4000m), let me tell you that it's not that easy to sleep at the beginning. Still, it is a city very captivating. All its history is connected to the mines that surround the city and mainly to the Cerro Rico that made the wealth and the fame of Potosí. Spaniards operated the mines since the XVIth century, instituting, amongst other, the mina; a sort of one year duty work in the mines indians had to fulfil. It's said that around 8 millions indians died because of accidents of diseases during the colonial time in the mines (1 million persons died in Auschwitz). It's also said that enough silver had been quarried from the mines to built a bridge out of silver between Potosí and Madrid.

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En visitant les mines, j'ai decouvert un univers qui m'etait tout a fait etranger: celui des mineurs. J'ai compris pourquoi on dit toujours que le metier de mineur est un des plus difficile qui existe: la chaleur est etouffante, la poussiere empeche de respirer, les explosions regulieres degagent des vapeurs qui rendent encore plus difficile la respiration. Tout cela est mon experience de quelques heures ... Mais il faut dire que je n'avais pas a travailler. Alors quand on voit ces mineurs (dont certains ont 14 ans) travailler au marteau et au burin, pousser des charriots de 500kg pleins de gravats et cela 10 ou 12 heures par jour... On ne peut que se sentir miserable a cote!

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While visiting the mines, i found out a world i was not familiar with: the world of minors. I understood why it's saied that their job is one of the most difficult: the heat is stifling, dust prevents from breathing normally, regular blasts makes even more steam, often smelling sulfur. But still, a of this is only what i experienced in a few hours tour. Just imagine how hard it might be for the minors (some are only 14/15 years old, hitting the stone with a hammer and a burin, pushing carts weighting 500kg for 10 12 hours a day!

Avant la descente


L'argent/La Plata

El tío

Les mineurs ont des representations symboliques tres importantes, souvent selon une dualite (a l'inverse de la trinite chretienne)par exemple la dualite soleil/lune. Dans la mine il y a la Pachamama et el tío. La pachamama est en fait la mere terre. Ainsi toute la mine est la pachamama. C'est un dieu feminin.

Pour ce qui concerne El Tío, j'ai plus de difficulte a comprendre son role. Il est masculin et a evidemment pour fonction de "se reproduire" avec la pachamama.Il est un dieu mais aussi un diable, honore et craint des mineurs, qui lui offrent alcool, cigarettes et feuilles de coca. Ce rituel pousse d'ailleurs certains auteurs a dire que les mineurs forment un pacte avec le diable.

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Minors do have very important deities, often following a duality (e.g. the sun and the moon) and not a trinity as for christians. In the mine there are la Pachamama and el Tío. La Pachamama is in fact Gaia or Mother Earth. It's a female goddess.

I have more troubles understanding the role of El Tío. If it's for sure a male representation having a reproductive function with La Pachamama; it's seems also that El Tío is both a god and the devil. Minors do honour it with alcohol, cigarettes, coca leaves but also fear it. Some authors even assume that minors have a pact with the devil, throuth the reprensation of El Tío.


20 ans de mine et toujours pas le pactole


Certains mineurs travaillent en equipe

Au fond les mineurs sont mineurs souvent par contrainte et savent bien qu'ils mourront avant 50 ans de la silicose ou d'un accident... Mais au fond, ils ont tous ce reve fou de tomber sur la bonne veine, sur le pactole qui les rendra riche. Evidemment il y a des histoires qui circulent sur ce mineur qui un jour est tombe sur de l'argent pur et qui maintenant a deux Hummers et une villa a Santa Cruz. Pourtant, comme pour le loto, la plupart ne verront jamais Santa-Cruz et n'auront jamais de Hummer... Mais malgre tout il y a cet espoir que tout ce travail n'aura pas ete en vain.

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In fact, minors are minors because they can't be anything else. They know they will die by the age of 50 because of silicosis or because of accident... But still, they all have this crazy dream that one day they may find the good vein that will bring them fortune and wealth. Of course there is the story repeated hundred times of this minor who a day found a vein full of pure silver and who now has two Hummers and a villa in Santa-Cruz. However, as for lottery, most will never see Santa-Cruz and will never drive a Hummer... But at last, there is this hope that all their work has not been done in vain.

J'ai quitte Potosí et ses mines pour un petit voyage en velo de 150 km jusqu'a Sucre. Sur le chemin j'ai rencontre des paysans qui ne parlaient que Quechua, une vieille qui battait ses anes a coup de pierre, des chiens mechants, des femmes qui allaient chercher leur ivrogne de maris au bar, des beau perroquets, des ouvriers charges de reparer la route qui preferaient faire la sieste des 11h00 et pas mal d'autres choses que j'ai deja oublie.

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I left Potosí and its mines for a 150km bike trip till Sucre. On the way i met farmers who only spoke Quechua, an old lady who hit her donkey with stones, bad dogs, wives who had to carry back home their drunken husbands, beautiful parrots, workers in charge of repairing the road who had a nap already a 11am and many other things i already forgot.


Un berger


Travaux des champs



Jolie vue!


Arrivee a Sucre: les jardins potagers


De Sucre, il n'y a pas grand chose a dire si ce n'est que c'est la capitale constitutionnelle de la Bolivie. C'est une ville tranquille a 2700m d'altitude, fameuse pour le chocolat.

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There isn't much to highlight about Sucre. It's the constitutional capital of Bolivia but it's mostly a quiet city at 2700m, famous for chocolate.

Incontournable


Comment vendre des chaussettes dans une brouette

Comme on m'avait dit a Potosí: en Bolivie, tout est possible mais rien n'est certain. Prendre le bus ici est assez poetique. La regle numero 1 est de ne faire confiance a personne. La regle numero 2 est de prendre de l'Imodium avant de monter dans le bus. Malgre tout, le bus parti presque a l'heure - le temps de laisser descendre les deux touristes qui venaient de se faire voler leur sac et en dehors du froid (bus de nuit)et du mauvais Rambo II version espagnole ca allait.

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As I have been told in Potosí: In Bolivia, everything is possible but nothing is certain. Taking the bus here is quite poetic. Rule number 1 is not to trust anybody. Rule number 2 is to take some Imodium before boarding. However, the coach left almost on time, they had to let go first a couple of tourists whose bagpack had been stolen in the terminal and except the cold during the night and the bad spanish version of Rambo II, it was fine.

La Paz me semble etre une trop grande ville pour la connaitre en quelques jours... a voir!

La Paz is such a big city! I doubt knowing it in a few days...Let see!



La Paz: les riches en bas, les pauvres sur la colline






06 November 2005

¿Pourquoi donc?

Potosí, 06/11/2005



Il est peut-etre venu temps de repondre a la question suivante: "pourquoi entreprendre un tel voyage, couteux en temps et en argent?"
Cette question je me la suis pose sans jamais vraiment y reflechir. C'est il y a quelques jours, alors que je me preparais a passer la frontiere bolivienne, qu'un chauffeur routier chilien me l'a pose avec insistance.
Je n'ai rien su quoi lui repondre sur le moment, c'est la nuit suivante que je me suis mis a cogiter.
De nombreux cyclotouristes rencontres m'avaient explique que pour eux il s'agissait d'un reve, d'une ambition longtemps repoussee et finalement concretisee. Roberto, un allemand, ne et eleve en Argentine, qui se promenait en moto dans la region, m'avait d'ailleurs confie que son voyage etait "un reve et qu'un reve est fait pour etre realise".
Jacques Brel avait une autre formule. Il estimait qu'"on ne realise qu'une seule chose dans sa vie, on realise ses reves".
Malheureusement, dans mon cas, il ne s'agit pas d'un reve. Si j'ai toujours reve de me baigner dans le lac Baïkal ou d'aller faire du cheval en Mongolie, l'amerique du sud n'etait pas prioritaire dans mes envies de voyages. C'est plutot tout un tas de raisons qui m'ont pousse a venir ici plutot qu'ailleurs.

J'ai plutot choisi de faire ce voyage par besoin. En particulier le besoin, hardent, de sortir pour quelques temps du mode de vie occidental particulierement consumeriste et sedentaire.
Le choix du velo est justifie par le fait qu'il me rapproche plus du voyageur que du touriste.
Si ce dernier se contente la plupart du temps de verifier, comme le souligne mon ami Eric, que la realite correspond bien a ce qui est ecrit dans son guide; le voyageur, est confronte a plus de liberte et plus de difficulte - les deux allant d'ailleurs toujours de paire.

En velo on est relativement libre: on fixe son itineraire comme on le souhaite, on se moque des horaires de bus ou de train car on ne depend que du soleil, de la route et de quelques autres choses. Mais cette liberte est aussi difficile: la grande cote de plusieurs kilometres que le passager d'un bus ne remarque meme pas, le cycliste la sent pendant des heures; les nuits de gel, la canicule, la poussiere degagee par les camions, les routes defoncees, tout cela le cycliste le sent aussi.

Mais tout compte fait, il n'est pas un jour sans un bon moment, sans une rencontre interessante, sans un joli paysage. Et c'est la difficulte qui fait apprecier ces moments la. Sans elle, il n'y aurait sans doute moins de plaisir et surtout moins de souvenirs.

Car au fond, faire un tel voyage (qui reste au fond tres modeste), c'est faire le plein de souvenirs. Et les souvenirs, ca aide a remplir une vie!



04 November 2005

Altiplano


Barrage Bolivien - Bolivian Roadblock


Uyuni (Bolivie),


Apres six jours de velo entre le Chili et la Bolivie, c'est avec plaisir que j'ai vu au loin les chiens fouillants les dechets de la decharge sauvage d'Uyuni.

Pour resumer, depuis Concepcion, j'ai pris un paquet de bus pour rejoindre San Pedro de Atacama. San Pedro, c'est un village qui s'est transforme en attraction touristique destine aux europeens de passage. San Pedro, c'est la aussi qu'habite Soledad, une amie d'Isabel. Elle et son copain finlandais m'ont tres bien accueilli et m'ont meme amene le lendemain a Calama (100km), me permettant d'eviter la route ennuyeuse San Pedro/Calama.

A Calama, j'ai charge Bourricot comme une mule et nous sommes partis a la rencontre du desert qui commence la ou la ville finit.

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After 6 days biking between Chile and Bolivia, it's with delight (and relief) that i saw, far away dogs searching in trashes of Uyuni's dumping ground.

To make short, since Concepcion, i spent hours in buses in order to get to San Pedro de Atacama, main turists hub in northern Chile. Well, San Pedro is also the home of Soledad, Isabel's friend, who together with her finnish boyfriend welcomed me very well. They also gave me a lift to Calama (100km away) so that i didn't bike the boring road between San Pedro and Calama.

I Calama i overloaded my skinny bike with food and water before heading towards the Desert.

San Pedro au coucher du soleil



Mon premier jour de velo fut celui le plus tranquille: vent dans le dos, 25km/h de moyenne... et 40km de distance parcourue. Je me suis en effet arrete a Chiu-Chiu, un pueblito tranquille, traverse par le Rio Loa. Un habitant m'a indique apres une heure de discussion qu'il y avait un joli canyon a proximite du village. C'est dans ce decors de verdure que j'ai passe ma premiere nuit.

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My first day biking was the most relaxing: tailwind, 25km/h on average... and only 40km biked. I stopped in Chiu-Chiu, a quiet Pueblito, crossed by the Rio Loa. A local said me after an hour chatting that close to the village was a nice Canyon. And so, it's in a green scenary that i spent the first night.


Chiu-Chiu


Jesus viene pronto


Canyon

Les jours suivant furent plus difficile. D'abord parce que la qualite de la route allait en s'aggravant et puis aussi parce que l'altitude devenait difficile. Je n'ai eu qu'une seule fois le mal d'altitude (a l'estacion San Pedro, 3240m). C'est dans cet endroit que j'ai rencontre une vieille indienne qui disait tout le temps que le volcan qui surplombait le hameau allait un jour ou l'autre entrer en eruption.

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The following days were harder. First because the pavement of the road was getting worse and worse, but also because of altitude. Actually i felt only once altitude sickness (in Estacion San Pedro, 3240m). It's there also i met and old indian woman that was talking about a coming eruption of the volcano that leaned over the hamlet.




Les Chiliens m'avaient avertis: la Bolivie c'est dangereux, pleins de bandits armes le long des routes qui transportent des sacs remplis de cocaine, des routes terribles, une hygiene deplorable... Bref, cela me rappelait les remarques des finlandais sur les russes.
J'ai rencontre les premiers boliviens avant meme d'etre en Bolivie. Dans les regions du nord du Chili, prises a la Bolivie lors de la guerre du pacifique (XIX siecle), personne n'a pense a se lancer dans une epuration ethnique genre Yougoslavie. De fait, les indiens du nord du Chili, sont je crois boliviens de coeur mais chiliens par interet (economique).
En tout cas, ce sont des ouvriers indiens qui m'ont le mieux accueilli jusqu'a present. Alors que j'etais epuise par 75km de velo, ils m'ont laisse dormir dans leur cantine et m'ont offert un the merveilleux. Cela m'a vraiment rappele "l'auvergnat" de Brassens.

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Chileans warned me before hand: Bolivia is dangerous, full of thugs carrying guns along the roads and carrying also big bags full of cocaine, terrible roads, very bad hygiene... Well, it reminds me Finns describing Russians.
In fact i met the first bolivians before being even in Bolivia. In the regions of northern of Chile, taken from Bolivia during the Pacific war (XIX century), nobody thought to arrange an ethnic cleansing like it happened in Yugoslavia.So indians of northern Chile are, i guess Bolivian in their heart but Chileans by (economic) interest.
Anyway, it's indians workers who welcomed me the best so far. After an exhausting 75km day trip well above 4000m, they let me sleeping in their canteen and offered me one of the best tea i've ever been drinking.




Un "Guanaco" solitaire


Volcan actif

Mes contacts avec les "Carabineros de Chile" (dont le slogan est: tu amigo siempre) ont toujours ete cordiaux. J'en profite pour le dire car dans le futur je pense avoir affaire a des officiers de police plus corrompus. En tout cas, ce n'etait apparemment pas le cas des douaniers boliviens avec qui j'ai discute 1/2 sur l'etat des route et le velo en general. N'ayant qu'une boussole de mauvaise qualite, j'ai plutot compte sur mon sens de l'orientation et surtout sur la presence d'une ligne de chemin de fer, dont le trace suivait plus ou moins mon itineraire.

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My contacts with "Carabineros de Chile" (whose motto is: Tu amigo siempre)have always been cordials. So i take the opportunity to write since i guess that i the future i will have to deal with more corrupted police officers. Anyway, it wasn't the case-apparently- of the two bolivian customers, with whom i talked 1/2hour about the shape of roads and biking in general. Having only a compass of poor quality, i'd better trust the fact that a train track was more or less following the same route than me.


Piste sur le sel


Lama


Uyuni- Memorial des heros du Chaco (guerre inutile avec le Paraguay, voir tintin et l'oreille cassee)